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Terres autochtones


Marie-Pier Briand


Pour plusieurs d’entre vous, les Autochtones du Canada demeurent un mystère. Il faut savoir que le mot Autochtones désigne à la fois trois grands groupes: les Inuits, les Premières Nations et les Métis. Tous ces peuples résident sur le territoire depuis plusieurs siècles, soit bien avant l’arrivée des colonisateurs. Comment vivent-ils à l’air moderne ? Quelle est leur empreinte dans notre société et leur héritage ? Est-ce possible d’aller les visiter ? Voici un bref portrait des Autochtones canadiens.

Il y a 1,7 million d’autochtones au Canada, ce qui constitue plus de 600 communautés parlant plus de 60 langues et dialectes. Leur population croit 4 fois plus vite que le reste de la population canadienne. Étonnant non? Au Québec, il y a 11 nations autochtones dans la province soient les Abénaquis, les Algonquins, les Attikameks, les Cris, les Hurons-Wendats, les Innus, les Malécites, les Micmacs, les Mohawks, les Naskapis et les Inuits. Ces nations représentent 2,3% de la population québécoise.

Saviez-vous que le mot Canada vient probablement d’un mot amérindien signifiant « village » ou « bourgade ». L’histoire raconte que deux jeunes autochtones auraient indiqué à l’explorateur Jacques Cartier en 1535 le chemin de « Kanata » faisant allusion au terme « village » en parlant du village de Stadacona, l’emplacement actuel de la ville de Québec. En faisant une erreur d’appellation, Cartier baptise « Canada » non seulement le village, mais aussi tout le territoire gouverné par le chef autochtone Donnacona.

Comme vous le constaterez en parcourant le Québec et le Canada: plusieurs villes, villages et provinces portent encore des noms d’origines autochtones (Chibougamau, Chicoutimi, Gaspé, Winnipeg, Ontario, Manitoba, Saskatchewan, etc.). La capitale canadienne « Ottawa » est, entre autres, dérivée du terme algonquin Adawe qui signifie « commercer ». On appelait ainsi la tribu qui contrôlait le commerce sur la rivière Outaouais. Le nom « Ottawa » a été donné à la rivière, puis à la ville.

Bien que ce vaste peuple ait été très éprouvé depuis l’arrivée des colonisateurs, plusieurs actions tentent d’atténuer les effets du colonialisme. Plus de 3 milliards de dollars ont été versés aux victimes depuis 2007 dans le cadre de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens. Le Canada a appuyé en 2010 la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. De 2008-2015, il y eut la Commission de vérité et de réconciliation et il y a actuellement l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Enfin, le budget fédéral 2018 prévoit 5 milliards sur 5 ans pour améliorer la qualité de vie des autochtones au pays. Malheureusement, plusieurs problèmes persistent au sein de ces communautés en partie à cause du colonialisme. C’est pourquoi les objectifs de ces initiatives proposent plusieurs recommandations pour atténuer les effets du colonialisme afin d’entreprendre un processus de réconciliation entre les nations. Par exemple, le gouvernement de Justin Trudeau a reconnu, assez récemment, ses torts et a présenté ses excuses aux Premières Nations.

Afin d’aider ces peuples à s’épanouir culturellement et de respecter leur culture, il peut être intéressant de comprendre le phénomène de l’appropriation culturelle. L’appropriation culturelle c’est quand une personne adopte les codes culturels d’un groupe minoritaire ou marginalisé sans en comprendre réellement leurs valeurs et sans en avoir demandé la permission. Plusieurs grandes marques tirent encore profit de nos jours du caractère exotique de certaines cultures pour mettre du piquant dans leur collection comme par exemple : le port de la coiffe à plumes pour aller dans un concert rock. Il demeure important de se questionner sur ce que cela signifie avant d’en faire la promotion ou de l’utiliser uniquement comme accessoire de mode. Certains disent que la meilleure façon de tuer un peuple, c’est en tuant sa culture. Donc, il est important d’avoir conscience de la signification du message que véhicule un code vestimentaire inspiré de la culture autochtone. Ceci est déjà un bon début pour respecter ces peuples et leurs cultures.

Enfin, de votre côté, vous pouvez découvrir les cultures autochtones en visitant des espaces culturels et des musées, en écoutant des balados comme par exemple «lafabriqueculturelle.tv», en suivant la route des Pow Wow du Québec, en regardant les films du Wapikoni ou encore visionner un des 53 films de l’abénakise Alanis Obomsawin. Malheureusement, il peut être difficile de visiter certaines réserves, car les conditions qu’on y retrouve peuvent souvent s’apparenter à celles du tiers monde. Ainsi, lire et s’informer sur ces peuples demeure encore une des meilleures façons d’établir un premier contact.

Si vous désirez expérimenter brièvement une de ces cultures autochtones, à Québec plus particulièrement, il y a le village de Wendake qui propose des restaurants, un hôtel architecturalement inspiré des habitations traditionnelles, des boutiques d’arts traditionnels et un musée qui vous permet de voir comment le peuple wendate vivait autrefois. Tous les profits engendrés dans cette localité iront directement à la communauté wendate. Nous vous invitons d’ailleurs à consulter le site touristique de cette communauté : https://tourismewendake.ca/

D’autres villages au Québec ouvrent également leurs portes aux voyageurs: https://www.tourismeautochtone.com/

https://indigenoustourism.ca/fr/activites/tourisme-autochtone-quebec/

Bonne découverte !

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